Moroccan Travel Market
Maroc février 15th, 2008MOROCCAN TRAVEL MARKET : Kamal Rahal réussit son examen de passage
PLUSIEURS ANNÉES QUE LA DESTINATION MAROC RÊVE DE SALON INTERNATIONAL DU TOURISME. KARIM RAHAL A RÉUSSI LE CHALLENGE EN DÉPASSANT LARGEMENT SON BUDGET PRÉVISIONNEL.
Le Maroc semble détenir enfin son salon international du Tourisme. Pour son premier coup d’essai, ce fut une réussite. Kamal Rahal, patron du groupe Rahal, initiateur du Salon Moroccan Travel Market (MTM) qui a ouvert ses portes à Marrakech le 17 janvier pour clôturer trois jours plus tard, a en effet mis les moyens. «Depuis plus d’une année, nous avons dédié toute une équipe à cet événement. Sur l’international, par exemple, nous avons délégué à des agences à Paris, Londres, Frankfort, Bruxelles, Madrid et Montréal, la promotion duMTM. Tout cela sous la coordination de notre filiale, International Fair & Events», souligne Kamal Rahal. Au final, le résultat est là . Le Salon a reçu 223 exposants (dont 15 % d’étrangers) alors que les organisateurs tablaient sur 200. Huit pays dont la Syrie, l’Inde, Courchevel (France), la Turquie, le Cameroun, la Malaisie, le Sénégal, la Mauritanie à travers leurs offices sont présents. En effet, la manifestation vise à doter la destination Maroc de son premier salon professionnel. Près de 7.000 professionnels sont attendus.
MTM a voulu rapprocher les offres des acheteurs du Moyen Orient et de l’Europe de l’Est et celle du marché classique (France, Espagne, Italie…) des produits de destinations et africains. «L’objectif est de drainer les professionnels de l’Europe et de l4sie vers des opérateurs touristiques marocains, maghrébins et africains en leurfaisant découvrir les opportunités et les potentialités que recèlent ces pays», souligne Kamal Rahal. Pour transformer son essai, ce dernier savait qu’il se devait de mettre en place une stratégie adaptée et un objectif clair. «Durant ces dernières années, l’industrie du tourisme a beaucoup évolué et nous avons beaucoup observé le marché. C’est le grand potentiel de développement du tourisme à travers la vision 2010 qui a poussé à un tel projet», confie l’initiateur de l’événement.
Les ambitions du MTM
Quoi qu’il en soit, fia affiché ses grandes ambitions : faire de ce salon un rendez vous incontournable pour les opérateurs touristiques. Depuis toujours, le Maroc, qui projette de figurer parmi le Top 20 des destinations mondiales à l’horizon 2010, rêve de salon international du Tourisme. Les différentes tentatives initiées par des promoteurs privés ou encore par des associations professionnelles du secteur ont été jusque là vaines. A l’origine, généralement, de ces fiascos, le manque de moyens et des défaillances au niveau de la promotion tant à l’échelle nationale qu’internationale. Très rarement, les budgets dédiés à de tels évènements au Maroc ont dépassé le million de DH. Il faut dire qu’un salon international du tourisme a un prix. Kamal Rahal, le promoteur, a dès le départ fixé la barre très haut. «Nous étions partis sur un budget prévisionnel de 20 millions de DH. Cela est aujourd’hui largement dépassé», estime Soumia Mound, Responsable communication chez International Fair & Events.
Cette dernière ne veut pas parler de rentabilité. «De toute manière, nous serons déficitaire car nous avons surtout mis en avant la réussite de l’événement», dit elle. Comme pour confirmer tout cela, Kamal Rahal estime qu’on ne budgétise pas face à un challenge. «Le plus important est de le réussir», affirme t il. Al’origifle certainement de ce déficit, les opérateurs nationaux, qui ne sont pas réellement impliqués dans ce projet, censé pourtant promouvoir la destination Maroc.
A Royal Air Maroc, qui a adhéré à l’événement et joint l’acte à la parole en transportant à un tarif préférentiel près de 500 personnes, il faut ajouter l’ONMT, qui a participé à la promotion en mettant à contribution ses délégués à l’étranger (bases de données) et quelques sponsors qui ont permis de dégager près de 4 millions de DH. Quant aux associations professionnelles du secteur, les conventions signées avec les différentes corporations du secteur en sont restées au stade de l’intention. On raconte dans le microcosme du tourisme national que d’aucuns ont été gênés que l’initiative de ce premier salon international vienne d’un opérateur privé, qui de surcroît n’est pas réellement un professionnel du tourisme. D’aucuns n’avaient même pas hésité à faire circuler des rumeurs sur l’annulation du MTM.
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