Les gains dégagés lors de certaines opérations d’introduction ont fait miroiter monts et merveilles. Pourtant, line faut pas suivre ces nouvelles opérations à l’aveuglette! D’autant plus qu’il existe un marché secondaire des actions où les boursicoteurs peuvent faire des affaires. Mais, jusqu’à présent,celui ci est, en partie, boudé par les investisseurs.

La demande sur les titres qui y sont cotés ne suit pas. «Les gens préfèrent le primaire», argumente un trader «qui offre plus de papier frais et des occasions d’investir dans des opérations de grande taille et qui rapportent de l’argent rapidement».

Pour les investisseurs, les valeurs anciennes cotées ne sont pas aussi séduisantes que les valeurs fraîchement introduites. II faut ajouter que la majorité des entreprises ayant atteint une maturité sur le marché ne font aucun effort pour attirer les investisseurs: pas de communication, pas d’intérêts stratégiques à investir puisque les tours de tables sont verrouillés… Et en plus, certaines d’entre elles volent à des niveaux trop hauts: 2.000,3.000 DH et plus.

C’est ce qui nous ramène à la politique de la révision du nominal qui peut booster ce marché. Maroc Télécom en a fait l’expérience. L’opérateur Télécom a décidé de diviser son nominal par 10 puis par 6 pour atteindre un niveau aujourd’hui de près de 167 DH. Un niveau auquel le commun des mortels peut adhérer. Quid des autres valeurs ? Un nombre d’entre elles gagnerait à suivre cette voie. Le projet relatif à la société anonyme devrait encourager cette pratique. On ne demande qu’à voir.