Tout le monde cherche des «tuyaux» pour maximiser ses gains. Pour y parvenir, chacun y va de ses conseils. Analyste financier chez UpLine Securities, Othmane Ghomari, par exempte, estime que La diversification est de mise. Pour Lui, tes investisseurs devraient se positionner sur des secteurs dynamiques comme L’immobilier, ta construction ou les services bancaires. «Ensuite, cela dépendra du prof il de chaque investisseur». BMCE Capital Bourse affiche également de bonnes prévisions concernant ces secteurs. Le nouveau taux d’IS devrait notamment dynamiser tes résultats de L’ensemble des établissements financiers. La construction de nouvelles usines pour augmenter tes capacités de production des cimentiers devra booster encore L’activité. Parmi tes autres secteurs prometteurs, la filiale du groupe BMCE mise sur tes assurances où «La suppression du régime dérogatoire devrait pousser tes assureurs à prendre davantage de risques sur te marché des actions, induisant une augmentation de la volatilité du rendement de Leur portefeuille». elle compte aussi, entre autres, sur te crédit à ta consommation où L’accélération des mouvements de rapprochement, notamment entre Taslif et SaLaf et L’éventuelle reprise de Diac SaLaf par un investisseur de renom, devraient permettre de consolider te. positionnement des principaux acteurs. Les secteurs des mines, de L’automobile ou de L’agroalimentaire font partie, eux aussi, de ta Liste puisqu’il y existe encore un potentiel à déveLopper. Activité à ta mine dJgoudrane devrait permettre à Managem de redresser son business et de dégager un Léger surplus à écouter hors couverture. Dans te secteur des huiles, Lesieur CristaL devrait, selon BMCE Capital Bourse, recouvrer progressivement ses marges après une accalmie de ta guerre commerciale sur te marché LocaL. Bref, tes secteurs déjà «stars» en 2007 devraient L’être aussi en 2008.

Un financier dans une grande banque d’affaires raconte que dans le milieu dans lequel il évolue, il arrive par exemple qu’au moment d’une introduction en Bourse, les niveaux de valorisation établis par les financiers soient rejetés par les patrons des sociétés à introduire sans raisons justifiées. «Lors de certaines dernières grandes opérations d’introduction en Bourse, des dirigeants ont demandé aux analystes de revoir leurs calculs afin d’augmenter la valorisation du titre à coter. Ainsi, un des dirigeants a réussi à faire presque doubler la valeur de son titre juste parce qu’il en avait voulu ainsi», indique t il. Les banques d’affaires auraient elles tellement peur de perdre des mandats au point de réagir ainsi? Si cette information s’avère exacte, nous sommes alors dans la troisième dimension. «Moul Chekara» serait alors seul maître à bord… Au diable alors toutes les analyses financières ? Le plus important, c’est qu’il soit satisfait. Admettons que cette pratique se produise, cela voudrait dire que, dès le départ, les dés sont pipés. Il se passe des choses bizarres à la Bourse de Casablanca.

Des phénomènes n’obéissent pas forcément à des logiques mathématiques ou à des analyses techniques, justifiant l’évolution d’un cours à la hausse ou à la baisse. Bien que difficilement vérifiables (d’ailleurs, même le gendarme de la Bourse n’arrive pas à les démanteler), des délits d’initié et autres comportements manipulateurs font que le marché évoluerait au gré des humeur. de ceux qui souhaitent dégager le maximum de profit. Parfois, des règles seraient même détournées pour arriver à les satisfaire. Ce sont ceux là, les vrais boursicoteurs, qui profitent vraiment de la Bourse, et non les petits porteurs qui iront jusqu’à s’endetter de quelques milliers de dirhams pour obtenir une ou deux actions dans une nouvelle opération d’introduction. Malgré le flair que l’on peut avoir et les analyses dont on peut disposer, il n’est pas acquis d’avance de décrocher le «jackpot». En Bourse, ce sont finalement les plus riches qui deviennent plus riches encore. Les plus modestes, eux, gagneront quelques ‘<miettes’> supplémentaires. Il faut être un requin pour réussir sur ce marché qui grouille de «magouilles». Ce sont malheureusement les plus initiés qui en profitent. Sinon, comment expliquer, par exemple, que beaucoup d’analystes et de financiers profitent de leur position pour miser gros sur une valeur donnée en Bourse? Et pourquoi celle là, précisément? Tout simplement parce qu’ils bénéficient d’une information privilégiée.